- français
- español
Economie et psychanalyse : de la relation d’objet(s) à l’économie solidaire
Jean-Michel Fourcade
1er mars 2013
Le modèle théorique proposé par la première psychanalyse de la « relation
d’objet » est une réduction « anale » de la relation humaine, homothétique
de ce que représente l’ « homo economicus » de l’anthropologie du Libéralisme
par rapport à la relation fondamentale décrite par l’Essai sur le don
(Mauss). L’ouverture structuraliste aux catégories psychiques Réel-Imaginaire-
Symbolique ainsi que le questionnement sur la nature de la relation
fondamentale (Pagès) éclaire l’urgence d’opposer le Sens de l’économie solidaire
(locale, mondiale) à la destruction des relations humaines par l’hypercapitalisme
financier.
Le vivre ensemble intergénérationnel
A.Blanché, I. Nalet, J.Rhéaume
15 novembre 2013
Voir sur le site à partir du 4 ème trimestre
Résister au travail, penser, agir, lutter
Vincent de Gaulejac
17 mai 2013
Les recherches menées à l’IISC et au laboratoire de changement social ont analysés les liens étroits entre d’une part, les symptômes somatiques et psychosomatiques (stress, burn out, épuisement professionnel, dépression, suicide…) et, d’autre part, les modes d’organisation, les
outils et les pratiques de management (organisation réticulaire, mobilité, flexibilité, lean production, évaluation chiffrée, avancement au mérite, management par objectif, organisation par projet…).
Face à l’intrication entre les registres personnels, organisationnels et socio-économiques, quelles sont les stratégies individuelles et collectives pour résister aux effets destructeurs de la « révolution managériale » ?
Entre les réactions défensives, nécessairement adaptatrices, les mécanismes de dégagement et les luttes collectives, cette journée d’étude examinera les pôles d’action possible au niveau individuel, collectif et politique.
Sujet limite – société limite
Jean-Michel Fourcade, auteur de « Les patients limites » Erès 2010 et « Les personnalités limites » Eyrolles 2011. Vincent de Gaulejac, auteur de « Qui est Je » (Seuil 2009), « Travail, les raisons de la colère » (Seuil, 2011)
12 octobre 2012
La nosographie psychiatrique des années 50 a pris conscience de la catégorie particulière que représentaient les « borderline ». Elle les a définis comme une construction déviante et pathologique par rapport à l’organisation psychique névrotique de l’homme « normal ». L’individu hypermoderne dont les auteurs du livre publié sous la direction de Nicole Aubert dressent le portrait présente les caractéristiques des personnalités limites. La construction psychique « limite » est aujourd’hui normale, en relation avec les mutations sociologiques, technologiques, éducationnelles de la société occidentale. Y a-t-il là une rupture anthropologique ?
Dans une société « liquide », les identités deviennent flottantes. La perte de repère conduit à réinterroger la fonction du symbolique. La question du sens devient centrale dans un monde vécu comme de plus en plus paradoxal. Face à ces incertitudes, la sociologie clinique cherche des réponses théoriques (comprendre les conséquences
sociopsychiques de ces « flottements) et pratiques (entre thérapie et intervention)
